système d'arrosage agricole

système d'arrosage agricole

Système d'arrosage agricole

irrigation

L’irrigation peut aussi avoir d’autres applications :

  • l’apport d’éléments fertilisants soit au sol, soit, par aspersion, aux feuilles (fertilisation foliaire) ; dans la culture hydroponique, l’irrigation se confond totalement avec la fertilisation ;
  • la lutte contre le gel, par aspersion d’eau sur le feuillage (vergers, vignobles) peut permettre de gagner quelques degrés de température précieux au moment des gelées printanières, voire dans certains cas par inondation.

Selon le glossaire international d’hydrologie, l’irrigation c’est un apport artificiel d’eau sur des terres à des fins agricoles.

Techniques d’irrigation[modifier | modifier le code]

Écoulement de surface[modifier | modifier le code]

L'irrigation de surface, également nommée irrigation par sillons, « à la raie » ou irrigation gravitaire, utilise la gravité. L'eau est acheminée au moyen de canaux et rigoles de taille dégressive. L'arrosage lui-même s'effectue ensuite par ruissellement, par submersion ou par infiltration dans le sous-sol proche des cultures.

Aspersion[modifier | modifier le code]

Micro-irrigation ou goutte-à-goutte[modifier | modifier le code]

La micro-irrigation consiste à acheminer l'eau jusqu'aux racines des plantes, de manière très localisée. C'est une technique économe en eau qui permet en outre d'éviter le ruissellement. Elle peut également se faire par infiltration, au moyen de tuyaux poreux enterrés.

Submersion[modifier | modifier le code]

Détermination des besoins en eau[modifier | modifier le code]

Les besoins en eau des plantes dépendent de plusieurs facteurs, intrinsèques ou extrinsèques à la culture :

  • la RFU ou « réserve en eau facilement utilisable » ;
  • la nature des plantes cultivées (espèce, variété) ;
  • stade de végétation ;
  • nature et état d’humidité du sol ;
  • données climatiques liées à la zone de culture (précipitations, insolation, vent...). À titre d'exemple, l'irrigation d'un hectare de verger de châtaignier peut nécessiter jusqu'à 3 000 m³ d'eau/an en région Rhône-Alpes et seulement la moitié en région Aquitaine (qui est plus humide naturellement)[4].

On irrigue en principe en fin de journée, autour de l'heure de coucher du soleil, ou parfois même la nuit jusqu'au petit matin.

Matériel d’irrigation[modifier | modifier le code]

On peut distinguer deux catégories de matériels ou d’installations nécessaires à l’irrigation :

  • ceux servant à amener l’eau depuis les sources disponibles (cours d'eau, lacs ou retenues, nappe phréatique) ;
  • ceux servant à l’irrigation proprement dite, c’est-à-dire à distribuer l’eau aux plantes.

Intérêt et limites de l’irrigation[modifier | modifier le code]

L’inconstance des ressources en eau météorique est l’une des caractéristiques les plus marquantes du climat méditerranéen. A un hiver relativement pluvieux succède la sècheresse d’un été torride. Comme les besoins des végétaux suivent une courbe inverse aggravée encore par les fortes températures estivales, l’eau intervient presque toujours comme facteur limite des rendements. Aucune parcelle ne devrait recevoir l’eau avant que ne soient entièrement résolus les trois problèmes suivants : Où l’irrigation est-elle opportune ?Quand doit-on l’appliquer ? Comment employer l’eau ?

Pour répondre, il est indispensable de procéder à des mesures sur le terrain, à des analyses au laboratoire, à des travaux sur plan, qui se traduisent finalement par des projets financiers. Le choix de la méthode d’irrigation se complique du fait de la liaison étroite existant entre ces facteurs de base. Dès que l’on tente de modifier l’un deux, tous les autres subissent par répercussion des changements plus ou moins profonds, qui peuvent imposer une nouvelle technique. Une étude attentive des données théoriques sur lesquelles repose la détermination du meilleur mode d’arrosage et donc indispensable avant d’aborder cette question.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Pérennité de l'irrigation[modifier | modifier le code]

L'agriculture irriguée peut faire appel à :

  • de l'eau des rivières, lacs, réservoirs, terres humides ;
  • de l'eau de pluie temporairement stockée dans le sol ;
  • de l'eau non renouvelable ou lentement renouvelable (eaux souterraines des nappes phréatiques).
  • de l'eau recyclée et non potable[11],[12]

250 km3⋅/an2 510 km3⋅/an

Facteurs élémentaires de l’irrigation[modifier | modifier le code]

Le sol[modifier | modifier le code]

Le caractère d’ordre général qui doit retenir tout spécialement l’attention réside dans la grande hétérogénéité du sol, il est donc indispensable de chiffrer certaines propriétés de sol.

Topographie[modifier | modifier le code]

Examiner la pente (facteur capital de l’irrigation) qui conditionne la vitesse de circulation de l’eau en surface, ainsi que le parcellement. Les parcelles à pente uniforme et de faible amplitude (zones desservies par les grands barrage, se prêtent bien à l’irrigation car elles réduisent les coûteux travaux de terrassement.

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

Perméabilité et capacité du sol pour l’eau[modifier | modifier le code]

Plus la perméabilité est grande, plus la capacité est faible.

Cohésion[modifier | modifier le code]

Le maintien des particules entre elle. La force d’érosion de l’eau est d’autant plus élevée que la vitesse du liquide est plus grande cohésion. En outre l’imbibition du sol réduit par elle-même la force de cohésion en dispersant les agrégats. Les terres lourdes, possèdent un degré de cohésion élevé, peuvent donc utiliser des masses d’eau importantes sur des pentes relativement prononcées. Les sols sablonneux se laissent volontiers, car ils sont peu cohérents, aussi de grandes précautions doivent être prises pour les mettre en eau. Les terres sableuses sont les plus difficiles à irriguer par l’eau La cohésion peut présenter, pour un même sol, d’importantes variations durant l’assolement, selon l’état d’ameublissement, la nature et l’âge des plantes cultivées.

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

Matières organiques[modifier | modifier le code]

En apportant au sol une humidité permanente, elle réalise les conditions de milieu idéales pour une rapide transformation des matières organiques. En accélérant la décomposition de la matière organique, l’eau d’arrosage tend à gâter le sol.

Matières minérales[modifier | modifier le code]

L’excès d’eau entraine dans les couches profondes du sol où les substances sont définitivement perdues, il est évident qu’il ne serait guère avantageux d’appliquer des arrosages très suivis sur les terres maigres.

L’eau[modifier | modifier le code]

La qualité physique[modifier | modifier le code]

La qualité physique dominante est sa température. La température optimum peut se situer aux environs de 25° pour la majorité des plantes, durant la saison active de la végétation. Un apport d’eau sur la terre très sèche peut donner lieu à des phénomènes d’hydratation susceptibles d’élever dangereusement la température du sol. C’est pourquoi on recommande de ne pas arroser en pleine chaleur. Une eau froide arrivant au contact d’un feuillage surchauffé peut également causer des accidents, certaines plantes comme les cucurbitacées y sont très sensibles. Certaines eaux courantes entrainent avec elles des limons de qualités fortes variables. Ceux du Nil fertilisent les cultures de la vallée, mais ces boues peuvent être infertiles et même nuisibles lorsqu’elles sont composées d’éléments colloïdaux qui viennent boucler les pores d’un sol déjà peu perméable. L’expérience est encore le seul guide en la matière qui permet de savoir si certaines crues boueuses sont utilisables sans décantation.

La qualité chimique[modifier | modifier le code]

L’eau dérive surtout des sels qu’elle contient en dissolution. Certains ions sont utiles, même à doses relativement élevées Le calcium, qui compense ainsi les pertes de chaux dont il a été question plus haut. D’autres sont utiles à très faibles doses, puis deviennent rapidement nocifs lorsque la teneur de l’eau s’accroit : c’est le cas du magnésium. De même que l’on a maintenant recours à des essais physiologiques pour déterminer les besoins d’un sol en engrais, il ne faut pas hésiter à appliquer l’eau d’irrigation sur des plantes témoins, en utilisant la terre à irriguer, puisqu'on ne peut séparer sans crainte d’erreur ces deux éléments qui réagissent l’un sur l’autre : l’eau et le sol.

Le débit[modifier | modifier le code]

C’est la quantité d’eau dont on dispose en un temps donné, par l’arrosage d’une propriété, il s’exprime en litres par seconde, litres par minute ou mètres cubes par heure.

Le débit total, ou module général pour une propriété, se calcule en fonction des besoins de pointe des cultures dans le cours d’une année. On doit tenir compte des pertes en cours de route, s’il ya lieu et se ménager une petite marge de sécurité en cas d’accident. Le volume d’eau distribué dans chaque élément, ou par hectare, prend le nom de dose, on a donc :

Dose = débit * temps d’écoulement

Les cultures[modifier | modifier le code]

Influent sur le mode d’irrigation soit par nature qui ne s’allie pas avec tous les systèmes, soit par leurs besoins en eau qui peuvent modifier la rotation des arrosages.

Nature des cultures[modifier | modifier le code]

Impose un système d’irrigation. Il faut évidemment que les conditions naturelles conviennent à la fois à la plante et à son système d’arrosage. Si le milieu impose un mode d’irrigation, le choix des cultures se restreint. Ainsi une pente supérieure à 10 % nécessite les sillons ou l’arrosage en pluie. On ne peut songer à y installer économiquement des rizières. L’assolement peut amener à modifier le système d’irrigation au cours des années. Pour que ces changements ne surprennent pas le cultivateur, ils doivent être prévus avant l’établissement du réseau d’arrosage, afin qu’il soit agencé en conséquence.

Besoins des plantes[modifier | modifier le code]

Varient avec le climat et avec les espèces et selon le degré d’évolution de la végétation. Les modifications dues aux facteurs climatiques sont essentiellement variables d’une année à l’autre suivent le régime des températures, de la pluviométrie, des vents, de l’hygrométrie… Les besoins sont variables suivant les espèces, principalement en raison de la durée de végétation en période estivale, certaines spéculations comme les cultures maraîchères, de primeur ne nécessitant que quelques arrosages au printemps, tandis que d’autres, comme la luzerne, le dattier réclament de l’eau sur la plus grande partie de l’année. Quelques espèces fruitières peuvent se contenter d’un arrosage de loin en loin (Abricotier, olivier), tandis que certaines nécessitent des irrigations suivies (agrumes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ « De multiples systèmes d’irrigation », sur cnrs.fr, Centre national de la recherche scientifique (consulté le 21 janvier 2014)
  2. ↑ A. Phocaides, Manuel des techniques d’irrigation sous pression, Rome, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, 2008 (ISBN 978-92-5-205817-5, lire en ligne), chapitres 8 à 12
  3. ↑ Article sur le développement du goutte-à-goutte enterré.
  4. ↑ [PDF]Source :« Châtaignier - Optimisation des techniques d’irrigation - 2005 », sur savoie.synagri.com.
  5. ↑ http://www.terre-net.fr/observatoire_meteo/meteo_detail_.html
  6. ↑ Le maïs et l'eau
  7. ↑ S. Niang ; « L'utilisation des eaux usées brutes dans l'agriculture urbaine au Sénégal : bilan et perspectives Urban waste management. », sur www.idrc.ca .
  8. ↑ http://www.fao.org/nr/water/aquastat/infographics/Irrigation_fra.pdf Irrigation par la FAO
  9. ↑ 2012, Les prélèvements d’eau en France en 2009, page 5
  10. ↑ 2005, Plan stratégique national du ministère de l'Agriculture, qui sont les orientations stratégiques que chaque État-Membre de l’UE doit finaliser dans le cadre de la mise en place du futur FEADER (le second pilier de la PAC).
  11. ↑ Article sur la réutilisation des eaux traitées pour l'irrigation
  12. ↑ Etude de l'Anses sur l'usage des eaux traitées pour l'irrigation
  13. ↑ Yoshihide Wada, Ludovicus van Beek et Marc Bierkens, département de géographie physique de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas), Nonsustainable groundwater sustaining irrigation: A global assessment, 25 janvier 2012, résumé disponible sur le site de Libération
  14. ↑ JY Jamin, S Bouarfa, JC Poussin, P Garin ; « Les agricultures irriguées face à de nouveaux défis. Cah Agric 20 : 10-5. doi : 10.1684/agr.2011.0477. », sur http://www.cahiersagricultures.fr/
  15. ↑ http://www.irstea.fr/nos-editions/dossiers/eau/conflits-usage-jeux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • On parle aussi d’irrigation à propos de la circulation du sang dans les organes du corps humain ou chez les animaux.
  • Évaporation | Transpiration végétale | Évapotranspiration
  • Fertilisation, Fertigation
  • Machinisme agricole
  • Nappe phréatique | Drainage
  • Culture hydroponique
  • Écologie | Environnement
  • Eau | Pluie
  • Canal d'irrigation | Irrigation à pivot central | Seguia
  • Aryk

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Besoins et prélèvements d’eau pour l’irrigation par pays. FAO AQUASTAT Rapports. Karen Frenken, Virginie Gillet. Novembre 2012
  • Division des terres et des eaux de la FAO & Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn. Mise à jour de la Carte mondiale des superficies d'irrigation: version 5
  • Graphe, Superficies irriguées dans le monde (ONU, rapport GEO3)
  • Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) pour l'Agriculture dans le Sud-Ouest du Burkina Faso
  • Mini-reportage sur le goutte-à-goutte enterré
  • Irrigation : de nouveaux usages, de nouveaux modèles de gestion
  • Revue de transfert scientifique : L'irrigation en France : Etat des lieux, enjeux et perspectives, mai 2013
  • Portail de l’agriculture et l’agronomie
  • Portail de l’eau

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Irrigation_agricole



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Source: http://www.arrosage-distribution.fr/irrigation-terrains-agricole.html



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